Il y a plus d’endroits à voir en Corse qu’on n’en visite en un séjour. Cette page les range par type (villes, villages, plages, montagne, sites naturels) : partez de ce que vous aimez. Pour chaque lieu, une ou deux phrases disent pourquoi y aller et pour qui, puis le lien vers notre guide détaillé. Les activités, elles, sont dans que faire en Corse.
Avant de choisir, gardez les distances en tête : comptez environ 3 heures de route de Bastia à Bonifacio, et 4 heures de Calvi à Bonifacio, hors été et sans arrêt (calcul OSRM). Mieux vaut une région bien vue que toute l’île en voiture.
Villes
Bonifacio tient sur un cap de calcaire blanc, à la pointe sud de l’île, face à la Sardaigne. On vient pour la haute ville au bord des falaises et l’escalier du roi d’Aragon, puis on descend à la Marine prendre un bateau vers les Lavezzi. Une étape pour tous, à pied, de préférence tôt le matin en été.
Ajaccio est la ville natale de Napoléon : la maison Bonaparte, le palais Fesch et sa peinture italienne, la vieille ville génoise. Elle convient à ceux qui aiment les villes à vivre, avec une plage au pied de la citadelle et les îles Sanguinaires au coucher du soleil.
Bastia est le grand port de l’île. Le Vieux-Port, la place Saint-Nicolas, la citadelle et ses églises baroques se visitent à pied, et la ville sert de départ au tour du Cap Corse. Une bonne première étape si vous arrivez en ferry.
Calvi aligne une citadelle génoise sur son rocher et une baie de près de 4 km de sable bordée de pins. La ville se visite à pied, et elle sert de base pour la Balagne et les bateaux vers Scandola.
Corte, au centre de l’île, fut la capitale de la Corse indépendante de Pascal Paoli. Sa citadelle abrite le musée de la Corse. Venez-y pour comprendre l’histoire de l’île et pour partir en montagne, puisque la Restonica commence au pied de la ville.
Porto-Vecchio a une citadelle génoise, mais on y loge surtout pour ce qui l’entoure : Palombaggia, Santa Giulia, Rondinara, Bavella et les Lavezzi sont à portée de journée. C’est la base des séjours plage du sud.
L’Île-Rousse a été fondée par Pascal Paoli face à ses îlots de granit rouge. Sa place ombragée, son marché couvert, sa gare et sa plage au pied de la ville en font une base simple, avec ou sans voiture.
Sartène, « la plus corse des villes corses » selon Prosper Mérimée, est une ville de granit perchée au-dessus de la vallée du Rizzanèse. Elle intéressera ceux qui aiment les vieilles pierres et la préhistoire, avec les mégalithes de Cauria tout près.
Propriano, port au fond du golfe du Valinco, sert de base entre Ajaccio et Bonifacio : plages de Campomoro et de Porto-Pollo, site de Filitosa, sorties en mer.
Villages et marines
Porto n’est qu’une marine et une tour génoise au fond de son golfe, mais ce golfe est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983. Les bateaux pour Scandola et Girolata partent de la marine, et les calanche de Piana sont à un quart d’heure de route. À choisir si vous aimez les paysages plus que l’animation.
Algajola se résume à quelques ruelles autour d’un château génois, au bord d’une longue plage de sable. On en fait le tour en une heure. Le train de Balagne s’y arrête : un bon choix en famille ou sans voiture.
Saint-Florent, marine génoise entre le Cap Corse et les Agriates, vit autour de son port de plaisance. On y loge pour prendre le bateau vers les plages du Lotu et de Saleccia, et pour les vignes de Patrimonio, à côté.
Erbalunga, à un quart d’heure de Bastia, serre ses hautes maisons de pierre sur une pointe, autour d’un petit port et d’une tour génoise en ruine. C’est la première halte du tour du Cap.
Centuri est le port de pêche de la côte ouest du Cap Corse : des barques, des terrasses et l’îlot de Capense en face.
Nonza est perché sur un éperon à pic au-dessus de la mer, avec sa tour carrée et, en contrebas, une longue plage de galets noirs. Le tour complet du Cap demande une journée : notre page sur le Cap Corse donne les étapes et les temps de route.
Les villages perchés de Balagne (Monticello, Santa-Reparata-di-Balagna, Corbara, Pigna) dominent la mer au-dessus de L’Île-Rousse et de Calvi. Une demi-journée en voiture suffit pour en voir plusieurs ; notre page sur L’Île-Rousse indique où loger pour y aller.
Plages
La Corse a des plages pour tous les goûts, et notre rubrique les plages de Corse les présente sur une carte. Voici celles qui justifient à elles seules un détour.
Palombaggia, au sud de Porto-Vecchio, déroule près de deux kilomètres de sable clair entre les pins et les rochers rouges, face aux îles Cerbicale. Elle mérite sa réputation si vous venez tôt le matin en été, ou en juin et en septembre.
Santa Giulia et Rondinara ont une eau turquoise et peu profonde. Santa Giulia est la plus pratique (parking, surveillance l’été, base nautique) ; Rondinara, anse presque fermée, garde une mer calme même quand le large est agité : deux choix sûrs avec des enfants. Les autres plages du secteur sont dans les plages de Porto-Vecchio.
Le Petit Sperone et le Grand Sperone, près de Bonifacio, offrent du sable blanc à ceux qui acceptent de marcher depuis Piantarella : environ 25 minutes pour le Grand Sperone. Elles ne sont pas surveillées. Voir aussi les plages de Bonifacio.
Saleccia et le Lotu, dans les Agriates, n’ont ni route ni construction : on y arrive en bateau depuis Saint-Florent, en 4x4 ou à pied. Emportez de l’eau et de l’ombre. L’Ostriconi, à l’entrée ouest du site, se rejoint en un quart d’heure de marche depuis la route. Le détail est dans les plages des Agriates.
Sant’Ambroggio et Bodri, en Balagne, se rejoignent en train. Sant’Ambroggio, surveillée en été et équipée pour les fauteuils, convient bien aux familles. Les plages voisines sont dans les plages de L’Île-Rousse.
Capo di Feno, à l’ouest d’Ajaccio, ouvre un kilomètre de sable sur le large : un spot de surf, où l’on se baigne seulement par mer calme. Les plages plus abritées du golfe sont dans les plages d’Ajaccio.
Barcaggio, au bout de la route du Cap Corse, fait face à l’île de la Giraglia et à son phare, entre une dune protégée et une lagune.
Montagne et randonnée
Photo : Mathieudu68, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Les aiguilles de Bavella dressent leurs tours de granite rouge au-dessus du col, à 1 218 m, que l’on atteint en voiture depuis Zonza ou Solenzara. Sans marcher, la vue suffit ; avec deux heures, le sentier du trou de la Bombe passe entre les pins laricio. En juillet et en août, arrivez avant 9 heures.
La vallée de la Restonica remonte de Corte vers les lacs de Melu et de Capitellu. La route est coupée depuis 2023 : une navette part de la gare de Corte du 1er mai au 30 septembre 2026, sur réservation. Les vasques du bas conviennent à tous, les lacs aux bons marcheurs, sur une journée.
Photo : Ju2kiwi, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
La forêt de Vizzavona, au col du même nom, mêle pins laricio et hêtres au milieu du GR20, avec une gare sur la ligne Ajaccio-Bastia. De là, la cascade des Anglais est à trois quarts d’heure de marche facile : une suite de vasques sur l’Agnone, à faire en famille ou en descendant du train.
La forêt d’Aïtone, entre Évisa et le col de Vergio, offre de l’ombre, de grands pins laricio et des vasques dans le torrent, à une demi-heure de Porto. Les balades y sont courtes et faciles.
La Scala di Santa Regina est le défilé du Golo entre Corte et le Niolu, que la D84 traverse entre des parois de granite rouge. Le plus beau se voit à pied, sur l’ancien chemin muletier, en une demi-journée.
Le plateau du Coscione, entre 1 400 et 1 700 m, est un paysage d’estive ouvert, avec ses pelouses humides et ses troupeaux en liberté. Venez en juin pour les pozzines fleuries ou en octobre pour les hêtres, et renoncez par brouillard.
Notre-Dame de la Serra, chapelle et statue de la Vierge sur un promontoire au-dessus de Calvi, regarde toute la baie et la citadelle, à un quart d’heure en voiture.
Sites naturels et réserves
Les calanche de Piana sont des aiguilles de granite rouge au-dessus du golfe de Porto. La D81 les traverse ; garez-vous et marchez sur le chemin muletier pour les voir de près, ou longez-les en bateau.
La réserve naturelle de Scandola, ancien volcan aux falaises rouges, ne se visite qu’en bateau, depuis Porto, Calvi ou le sud du golfe. Partez le matin, quand la mer est calme, et cherchez les nids de balbuzards sur les pitons.
Le golfe de Girolata cache un hameau sans route et son fortin génois. On y descend à pied dans le maquis depuis le col de la Croix, ou on y arrive en bateau : à faire si vous aimez marcher.
Les îles Lavezzi, au large de Bonifacio, sont un archipel de granite poli et de criques claires, protégé par la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio. On débarque sur l’île Lavezzu pour la journée, avec masque et tuba.
Le désert des Agriates couvre 15 000 ha de maquis sans route goudronnée entre Saint-Florent et l’Ostriconi. On le rejoint par la piste, par la mer ou par le sentier du littoral.
Le lion de Roccapina, rocher couché au-dessus d’une plage de sable blanc, se voit depuis un belvédère de la route entre Sartène et Bonifacio : un arrêt photo sur le trajet.
Les piscines naturelles de Cavu, à une demi-heure de Porto-Vecchio, offrent une baignade en eau douce entre les dalles de granite. Les autres rivières où se baigner sont dans les piscines naturelles de Corse.
Comment choisir
Si c’est votre premier séjour, partez d’une moitié de l’île : le sud pour les plages et Bonifacio, le nord-ouest pour Calvi, la Balagne et le golfe de Porto. Notre page Corse du Nord ou du Sud aide à trancher, et nos itinéraires en une semaine et en dix jours relient ces lieux jour par jour. Toutes nos pages de villes sont réunies dans les destinations. Pour situer tous ces lieux d’un coup d’œil, notre carte de la Corse place villes, plages et sites naturels, chacun relié à son guide.



